Spéléo-Canyon Saint-Herblain

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Site du Spéléo Club de Saint Herblain

Stage perf spéléo Lot avril 2018

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PlanagrèzeDimanche en falaise.
Nous arrivons au pied de l'escarpement avec pour objectif de travailler les différentes techniques de "réchap" avec l'ensemble des stagiaires en préparation initiateur. Nous commençons par débriefer sur le questionnaire en 20 questions concocté par Alain pour parler un peu théorie. Chacun peut identifier ces forces et points d'améliorations. Place ensuite à la pratique avec le planté de spit présenté par Romain. Nous partons ensuite sur des ateliers très divers allant de l'équipement d'une main courante, l'utilisation du poulie-bloqueur pour la montée et la descente, le balancier espagnol, les inévitables décrochements que chacun pratique à sa façon (croll à croll, pédale crollée et balancier grande longe) avec des résultats hétérogènes, tout cela est un peu rouillé ! Nous finissons par les techniques de réchap., avec le Machard, le black note et le nœud de cœur. Nous arrivons à la conclusion que nous allons redoubler d'attention pour ne pas oublier nos bloqueurs vu le plaisir que représente la remontée avec ces techniques. Nous sommes satisfaits d'avoir commencé le stage avec cette cession technique que nous aurons l'occasion de travailler dans les conditions réelles en fil rouge tout le reste de la semaine.

Lundi à l’igue des Combettes
L’entrée du trou est bien indiquée par un panneau juste au bord du chemin. A peine arrivé, un des stagiaires constate qu'il n'a pris que son casque et ses bottes... Heureusement, Romain a tout en double sauf le baudrier. Qu'à cela ne tienne, il récupère des sangles de levage industrielles au fond de son camion pour se tresser un somptueux baudrier de réchap. C'est de toute beauté ! L'équipement se passe ensuite plutôt aisément, la cavité étant assez lisible sur les verticales du début. Nous arrivons sur la partie plus horizontale de la cavité, qui s'apparente à un petit canyon souterrain. Motivés au début pour ne pas nous mouiller, une série de maladresses et de passages bas nous trempent totalement. C'est donc le bon moment pour planter un spit au tamponnoir, le meilleur remède contre l'hypothermie ! Nous tapons le fond puis attaquons la remontée rapidement, il fait trop froid pour manger sous terre. Au début du P42, Romain est pris d'une défaillance, ce qui oblige à le décrocher (il a dut bien s'amuser avec son bodard de fortune). Nous profitons de la chaleur extérieure pour au choix faire une sieste au soleil ou des exercices sur l'utilisation du Microtraxion.

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Les trous qui fument

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Bidon 1Ce petit compte rendu pour vous dire qu’une fois de plus ces quelques jours dans les Arbailles ont été pleins d’émotions et de découvertes dans un cadre montagneux dont on ne se lasse pas.

Quand nous arrivons en fin de matinée, il est déjà trop tard pour envisager de faire une sortie longue, Pierre et moi proposons une après-midi de prospection dans un secteur sauvage du massif que nous avions préalablement repéré, plus loin que nos zones habituelles de pratique spéléo. Notre proposition est accueillie favorablement par nos amis de Limoges qui se sont joints à nous pour le week-end.
Après une heure de marche, nous atteignons le secteur visé, la pente est assez prononcée mais la marche est aisée car la forêt est ici clairsemée. L’absence de taillis nous donne une visibilité d’une centaine de mètres. Une faible épaisseur de neige recouvre le sol.

En partie basse de cette pente nous retrouvons deux gouffres déjà pointés au GPS mais c’est la partie haute qui nous intéresse. Très rapidement nous découvrons une petite zone déneigée où les feuilles mortes apparaissent, puis une autre et encore une autre. Le dégagement de la terre et de quelques blocs à ces endroits livrent des trous souffleurs, avec des courants d’air conséquents. Le premier est vite agrandi et se prolonge par une galerie horizontale qui se rétrécit rapidement sur une étroiture concrétionnée soufflante. Le deuxième, à quelques mètres est vertical et encombré de blocs qui avoisinent les cent kilos. J’effectue les pointages et photos habituelles.

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- 300m atteint dans le gouffre des Gégènes

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Puits des AssiettesLe point au petit déjeuner révèle notre problème d’organisation de ce début de camp : nous n’avons pas le moindre grand forêt pour aller poursuivre la désobstruction au fond du gouffre des Gégènes. La mallette du perforateur qui en est plein est restée chez Jean-Louis qui n’arrive que demain. L’abattement ne faisant pas partie de notre mode de pensée, David et Simon filent sur Saint-Jean-Pied-de-Port pour trouver le matériel qui manque. Une heure et demie plus tard la situation n’est guère meilleure, le seul forêt disponible ne s’adapte pas sur la tête de notre perfo. Il nous faudra utiliser un mandrin autoserrant.

Nous décidons quand même d’aller tenter le diable à –220m en emportant de quoi changer la corde du puits de l’Arche, afin de ne pas perdre notre journée.

Descente pépère, on joue à Tarzan en passant les nombreux pendules que comprend l’équipement du gouffre. Les cordes sont toujours aussi glaiseuses, on s’habitue.
Arrivés au fond nous filons voir ce qu’il reste à élargir pour « passer ». On n'est pas loin du puits, un trou noir absorbe le faisceau de mon éclairage pourtant au maximum et ne renvoie que du …. Noir ! Et toujours cet écho obsédant.

Une fois le matos en place, je m’attaque au perçage, le mandrin ne cesse de se desserrer. Je réussi à faire un trou de deux centimètres de profondeur puis la bague de serrage du mandrin me reste dans la main. La poisse.
J’explique à mes camarades la tragédie de la situation : pas de perçage, pas de désob, pas de désob, pas de première. Certains se frotteraient les mains en se disant que pour une fois on ne va pas remuer du caillou, là ça nous stresse. Olivier qui n’y croit pas essaie de faire des trous à l’entrée du méandre. Après quelques ridicules éraflures sur le rocher, l’évidence s’impose : c’est l’heure de remonter.

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La porte des étoiles

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NeuvonStar-Gates : Pénétrer sous la porte des étoiles

« Moi, pour rester éveillé, je mastique » dit Olivier en prenant une gomme à mâcher dans la voiture qui nous emmène de l'autre côté de la France pour une escapade souterraine dans la grotte de Neuvon sur la commune de Plombières-Lès-Dijon.
Plus de 23km de réseau, ça fait rêver, surtout l'as de pique, la salle des Cascades !

Mais d'abord et comme nous ne sommes que trois, nous bénéficions de l'accueil chaleureux de la famille de Thibaut qui habite une heure au nord du site. Le temps de dormir, de petit-déjeuner, de bavarder un peu, de préparer le matos et d'arriver sur le site, nous progressons dans les profondeurs du gouffre samedi à partir de 12 h.

Une succession de petits puits faits main (2 par 2m) nous fait arriver au dessus de la salle Thomaths où la progression se corse un peu. Le vide de cette salle associé à l'utilisation du rappel guidé, à une vire délicate et enfin à la descente dans la salle de la Cathédrale nous donne quelques sueurs tant à équiper qu'à franchir les obstacles. Ouf, enfin au fond, vivent les -100 !
Nous avons mis 3h30 à descendre, il est temps de se restaurer : salade de pâtes et pâté ! Puis on repart, il est 17h, nous poursuivons notre aventure, de gros blocs bien géométriques sculptent notre crapahut. Les conduites forcées sont magnifiques, par endroits le plafond évoque les couleurs du marbre. Nous sommes subjugués ! Olivier prend quelques photos.
Mais je fatigue et il est 19h. Il est temps de remonter. Les deux pendules à franchir nous réchauffent et nous remontons lentement, le déséquipement est parfois difficile.

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Camp d'été 2017

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Entrée du TH2Faire un compte-rendu est toujours un exercice délicat. Il faut trouver le bon angle d’attaque comme lorsque l’on perce la roche pour élargir les passages : chronologique ? thématique ? anecdotique ? pour ne pas radoter d’une année sur l’autre. Heureusement, les années se suivent mais ne se ressemblent pas.

Le millésime 2017 a été marqué par une météo exécrable - quatre jours potables sur quatorze, ce qui n’a cependant pas affecté le moral des troupes. Un grand merci à Pierre et Arthur qui ont entièrement nettoyé le terrain autour du cayolar au début du camp, à Olivier et Hélène pour la préparation de dîners « gastronomiques » qui réconfortent les explorateurs. (rougail-saucisses, filets de hadock aux choux-fleurs, risotto…)

Des classiques variées
La visite de quelques classiques spéléo a permis à nos plus récentes recrues (Hélène et Simon et Thibault C) et aux autres d’élargir leur panel de cavités et de s’enraciner un peu plus dans la spéléologie : aven Bouché de Lucucillo jusqu’au fond, gouffre du Yéti jusqu’au P27, Béhia un peu au-delà du P72, Betchanka jusqu’à la salle du Gour Géant et TH2 jusqu’à la Salle Martel.

Prospections et explorations

GA 451 La Taupe : poursuite du rééquipement du Gouffre, changement des cordes de la vire de la Paillote et désobstruction au fond du méandre de la Galerie des oubliettes, un futur shunt du terrible Popoc ?

Prospection en zone LU : Pierre et Arthur ont découvert ou redécouvert de belles entrées, équipé des puits qui ne débouchent malheureusement pas.

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Grotte Cuchon juin 2017

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Cuchon 2017Le temps est au beau fixe pour la deuxième sortie « jeunes » de l'année dans l'étendu réseau de Cuchon dans la Vienne : il est temps de se mettre au frais en ce temps de canicule !

Nous rentrons dans la cavité vers 11h15 avec des objectifs modérés compte tenu de notre groupe : le plus jeune a 6 ans. Nous nous engageons par l'entrée busée et passons devant les étaies que l'on surveille respectueusement du regard. Fort de nos visites précédentes et des topos et descriptifs que nous avons dûment imprimés, nous sommes confiants dans nos capacités à nous orienter dans cette cavité largement fléchée... Erreur ! Les Journées Nationales de la Spéléo étant passées par là, ce sont près d'une centaine de visiteurs qui ont traînés leurs genoux et leurs bottes dans le moindre boyau boueux, tout est bien moins lisible.

Après avoir trouvé facilement la salle des Arches, nous faisons toute une boucle non référencée qui nous ramène aux étaies du départ ! Ce n'est pas grave, se perdre fait partie de l'aventure. Nous retrouvons le chemin, prenant bien soin d'éviter la galerie Nu Te Là... pour finalement tomber en plein dedans ! Pour des adultes, c'est déjà la galère, mais pour de petites bottes, c'est juste impossible de s'extraire des 30cm de boue collante. Il faut creuser pour dégager les petits, pas à pas pour ne pas les voir finir en chaussettes.

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Camp Arbailles mai 2017

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Descente de gouffreL’espoir de faire de la première dans nos trous favoris qui entourent le cayolar Lucugne réunit huit spéléos du SCSH, trois invités Rennais ainsi que notre ami Roger et ses deux collègues Tarnais.

Au matin, certains subissent encore la fatigue du trajet et l’arrivée tardive dans la nuit mais Jean-Louis comme à son habitude est déjà au taquet et entraîne Fabrice et Tybo au fond des Gégènes pour une désob-party à –220m. Matthieu organise une visite au Yéti pour ceux qui ne connaissent pas encore.

Une petite équipe de trois velléitaires poussifs dont je fais partie est formée pour aller descendre deux trous découverts en février. Nous serpentons dans la grande doline d’Héguilore sans arriver à trouver un chemin direct et rapide vers ces deux entrées. Grâce au sens de l’orientation de Pierre et au GPS nous arrivons à destination. L’équipement léger étant à la mode spéléo, quelques amarrages forés qui ne nécessitent qu’un perfo et quelques ficelles font office de points de fixation de la corde. Nous descendons deux larges et jolies verticales de 7m et 9m. Les fonds de puits sont bouchés par un classique remplissage, pas de courant d’air. Classement sans suite pour ces trouvailles récentes.

Pendant ces équipements rapides et efficaces, Olivier et Roger qui nous a rejoint, essaient de retrouver dans les environs un trou découvert par les Angevins dans les années 80 et dont nous avons la topo. La prospection, fructueuse, consent à la (re ?) découverte de deux entrées un peu plus bas dans un incroyable et magnifique gruyère karstique. Vu la facilité de lecture du terrain dans cette zone, l’accès proche est cairné…

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Deux bretons en stage initiateur canyon

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Dans un canyon de SierraNotre stage initiateur canyon a eu lieu début mai 2017 en Sierra de Guara organisé par Vincent Kirbiller pour huit candidats venant de différentes régions dont Christophe et moi du SCSH. Tout de suite on nous a identifiés comme les bretons du camp avec tout ce cela implique comme préjugés...

Premier briefing le samedi soir pour faire connaissance et dès dimanche matin, debout à 7h pour l’après-déjeuner attaquer les tests techniques sur falaise à coté de Rodellar. L’après-midi équipement du canyon Virgen (canyon sec) sous contrôle des encadrants. Pas de souci particulier pour tous.

Lundi, nous partons pour le canyon Basender (encore un canyon sec) pour travailler la technique par petits groupes de deux ou trois. Les échanges avec nos cadres sont très bons, ils nous partagent tout leur savoir.

Mardi, enfin, on accède à un canyon aquatique, les Oscuros de Balsès. Sujet du jour : le secours. En parallèle de notre stage, il y a aussi un stage PERF1 et un stage découverte.
Quand on arrive au départ, ces deux groupes sont devant nous. C’est alors que Barbara du stage PERF se blesse sur un toboggan au départ du canyon, avec suspicion de fracture à la jambe. Nous allons alors vivre un secours en vraie grandeur. Tout de suite les cadres (dont plusieurs pompiers) prennent en charge la blessée, assistés de nous tous pendant que d’autres vont prévenir les secours. Après la pose d’une attelle, Barbara est déplacée vers un point chaud dans l’attente de l’hélico. Nous aurons pu constater l’efficacité de nos encadrants qui auront réagi avec rapidité et professionnalisme. Finalement on s’engage dans le canyon, court mais aquatique et très joli. L’hélico interviendra juste avant notre sortie.

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Petits trous à Saint-Pé

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A l'entrée du gouffre de la Borne 109Puisque qu’on ne fait pas la sortie spéléo en Haute-Saône prévue le premier mai, autant accompagner la troupe de Jorge dans leur camp canyon des Hautes Pyrénées. Seulement… Louise et moi,  on n’est pas assez courageux pour aller se baquer dans l’eau froide avec ces températures quasi polaires. Alors on décide de faire sécession et d‘aller découvrir des petites classiques spéléo sur le secteur de Saint-Pé de Bigorre.

La grotte de la Bouhadère est connue car on peut y faire une traversée à partir du gouffre du Hayau.
On commence par s’y perdre dans un chaos de rocher et sur des vires remontantes. Puis on redescend dans des blocs dans le but de rejoindre le puits menant vers la salle inférieure. Il est équipé en mono-spit, étroit et râpeux : on finit par faire demi-tour pour ressortir. Jean-luc nous expliquera le soir que sur ce coup là aussi, on s’est gouré : on était descendu dans une faille peu visitée. Peu importe, cela nous a mis en jambe et l’heure tardive de notre sortie m’a permis de montrer à Louise une petite grotte située à Lourdes au bord du gave. Il y avait tellement de spéléos qui faisaient la file pour y rentrer qu’on n’y est pas resté.

Le gouffre le la borne 109 est à cinq minutes du parking. Il comporte une succession de petits puits sympas.
Rentrés par temps sec, le ruissellement dans les puits nous prouve que les prévisions météo disaient vrai et qu’il  pleut abondamment dehors. Les grandes salles du fond se font prier ; après un peu de crapahut, on arrive juste au-dessus. Il y a de l’écho et du zeph’, mais Louise a froid et l’heure avance. On abandonne devant une escalade qui aurait mérité une petite corde que nous n’avons plus. Remontée rapide pour retrouver les canyoneurs au gîte d’Argelès-Gazost, groupés autour de la cheminée.

 


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