Spéléo Club de Saint Herblain

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Week-end Canyon du 1er mai, Hautes-Pyrénées

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Canyon des Hautes PyrénnéesSamedi.
1ère équipe : Sandrine, Charlotte et Jorge.

Il est presque midi. Nous prenons le chemin du canyon d’Arribère et pique-niquons au bord du ruisseau, avant de commencer à nous équiper … et là... comment dire... nous nous trouvons un peu bêtes face au harnais que Charlotte a emprunté au club : elle n’arrive pas à l’enfiler (hurlements de Charlotte) ! Il est trop petit d'une taille (grands rires intérieurs de Jorge et Sandrine). Jorge nous avoue avoir douté de la taille du harnais qu’elle avait pris, mais il trouvait délicat de le dire à Charlotte, et avait peur que cela soit mal interprété … ou de se prendre une claque. Comme il serait dommage d'être venue pour rien, Charlotte emprunte mon baudrier pour les deux premières cascades avant de repartir ensuite en acheter un. Pendant ce temps mon attente est agréable au soleil. Quelques marcheurs me posent des questions un peu stressées : mais qu’est-ce qu’ils font en haut des cascades ? Mais il fait comment le dernier pour descendre ?  Ils savent ce qu’ils font au moins ? …
Puis vient le moment pour moi de commencer ma saison de canyon. Petite flemme au moment de me mettre à l'eau. Finalement la reprise se passe bien, quelques belles cascades arrosées et fraîches mais nous n'avons pas froid, le canyon est joli. Jorge et moi équipons à tour de rôle, nous terminons à 16h30. Charlotte est déjà de retour, bredouille de harnais, mais trouve à s’en faire prêter un de retour au gîte. Soulagement ! Et surtout merci au CDSC 65. En soirée, nous apprenons le système des cotations des canyons et revoyons quelques techniques.

2ème équipe : Blanche, Céline, Christophe et Philippe.

Nous partons sous un beau soleil pour les gorges de Cassiès. La beauté de la montagne enneigée nous fait plaisir mais nous fait craindre la fraîcheur de l’eau dans le canyon. Une fois équipés, nous attaquons le canyon, le débit est correct et l’eau est effectivement très froide mais il ne devrait pas y avoir de vasque importante donc nous sommes confiants. Première cascade équipée par Christophe, on retrouve les automatismes. Sur la seconde que j’équipe, je révise la main courante multi-points et galère un peu malgré ma taille pour atteindre l’anneau de départ (tout en oppo). Finalement cela se passe bien. Par la suite, chacun équipe alternativement avec surveillance réciproque. Le passage de deux vasques où l’on n’a pas pied nous permet d’entendre quelques cris de bêtes sauvages. Le canyon est joli, parfois minéral et encaissé, ou végétal couvert d’un tapis de fleurs bleues. Pour une reprise, ce canyon est sympa.Canyon des  Hautes PyrénéesDimanche
Nous nous levons avec une météo pas extraordinaire mais il ne pleut pas et les températures sont plus douces que samedi. Notre hôte nous annonce que des vents à plus de 100km/h et des averses de grêles sont attendus pour l'après-midi.

Après le petit-déjeuner la première équipe part en direction du Canyon du Caussiste. C'est un canyon sans grandes difficultés mais idéal pour prendre le temps de revoir les techniques. Nous entamons la marche d'approche d'une petite demi-heure et arrivons à la première cascade. Histoire de s'amuser Sandrine équipe la première cascade en amarrage naturel, sur demi-cabestan. Une fois passée, nous voilà partis pour notre descente. La roche est glissante, l'eau est fraîche mais largement supportable et le cadre est superbe avec beaucoup de végétation. Charlotte débute à l'équipement des mains-courantes et des débrayables et prend de l'aisance au fur et à mesure des cascades. Puis nous décidons de déjeuner avant la dernière cascade pour reprendre des forces mais nous ne sommes pas restés longtemps à contempler le paysage : on se refroidit vite en ce début de saison ! Un peu plus tard, une main courante qui traverse la cascade n'est pas trop du goût de Charlotte qui glisse... Au final nous sortons du canyon par un petit sentier accompagnés d'une fine pluie. La descente nous aura pris environ 3h. Pas découragés par le mauvais temps qui s'installe, nous décidons d'aller à Luz-Saint-Sauveur nous offrir une glace, puis nous rentrons au gîte où nous retrouvons nos acolytes. Au gîte : discussion sur les bassins versants. Nous avons la primeur de la présentation que Philippe a préparée pour son stage initiateur. Apéro pluvieux, apéro heureux ! C'est donc ce que nous avons fait ! Le ti-punch était de sortie auprès du feu.

2ème équipe : nous partons la même équipe que la veille pour faire le canyon d’Arribère. La météo n’est pas encore menaçante mais nous décidons de ne manger qu’à notre retour, à la voiture, après le canyon. Nous emmenons uniquement quelques barres. Pendant la descente, nous travaillons différentes techniques (débrayable du haut et du bas, dev largable, descente en demi-cabestan…). Finalement de retour à la voiture, il pleut. On se change rapidement et on rentre manger au gîte pour plus de confort.

La météo n'étant pas prévue à l'amélioration, notre programme du lundi est largement remis en question. Canyon des Gloriettes ou pas ? La question restera en suspens jusqu'au lendemain matin.

Lundi
La neige est venue s'inviter dans la nuit et a eu raison de notre motivation. Pour ne pas faire les marches d’approche et de retour de Gloriettes dans la neige, ni faire le canyon dans l’eau glacée (le canyon hivernal n’était pas prévu au programme, non mais !), nous avons préféré annuler la sortie et décidons de quitter les Pyrénées en fin de matinée.

Bilan de Sandrine : très contents de ce week-end bien sympathique lançant la saison canyon même si on aurait aimé en faire le dernier jour.

Bilan de Céline : Premiers canyons pour nous depuis notre retour (de Toulouse) au SCSH. Je retiens : deux canyons sympas et tout à fait adaptés pour un redémarrage de saison, avec un peu d'eau mais pas trop, de jolies cascades arrosées, révision pour certains de vires multi-points plus ou moins aériennes. Je comprends mieux pourquoi, depuis Toulouse, on réservait les Hautes-Pyrénées pour la saison de plein été (l'eau est froide en avril !). Complément important : logistique nickel (gîte convivial, bons repas, et le ti-punch pour arroser tout ça !).
En synthèse : un très bon week-end, à refaire.

Bilan de Philippe : ces deux canyons auront été une bonne remise en jambe et auront permis les révisions avant le stage initiateur dans une semaine.