Spéléo-Canyon Saint-Herblain

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Site du Spéléo Club de Saint Herblain

WE canyon, Villanua mai 2026

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Canyon mai 2026Sous un ciel maussade, nous nous motivons à partir à la découverte du canyon Aguaré médian, le plus proche de notre hébergement. Après une petite dizaine de minutes de route, nous arrivons sur un parking désert en face d'une station-service sous une pluie et un vent glacial. Osant braver les éléments, chacun s'empresse de se couvrir pour la marche d'approche. Certains avec style et d'autres avec panache, nous noterons une mention spéciale à notre poussin favori: Stéphane, vêtu en tout et pour tout d'un slip de bain et de son magnifique k-way jaune pétant. 
Charlotte, sur le départ, s'aperçoit qu'elle a oublié son casque au logement. Accompagnée de Christophe et Lindsey elle s'empresse de remonter en voiture à la recherche du casque oublié.

Stéphane, déterminé prend le chemin du canyon. Pendant ce temps, Vincent, Philippe, Anne, Isabelle, Mathilde et Aurélien bien moins téméraires, se réfugient au chaud dans la voiture dans l'attente de nos trois compères. A leur retour, après avoir vérifié une énième fois le matériel, nous nous mettons en marche à la recherche de Stéphane. Perché sur son sommet, il nous attend frigorifié sous son imper jaune. Tous réunis, nous entreprenons la marche d'approche avec entrain. Au bout de trente minutes, nous arrivons au départ du canyon. La descente s'effectue avec un enchaînement de treize rappels avec une succession de cascades et de vasques. Le débit de l'eau est assez important et la roche glissante. Charlotte, Lindsey, Philippe, Christophe et Aurélien enchaînent les équipements des rappels pour que tout le groupe n'attende pas dans le froid.

Après 2h30 de canyon sous la pluie, nous prenons la décision de nous arrêter là et de ne pas continuer sur la partie inférieure. Tout le monde est très content de pouvoir retrouver un peu de chaleur.

Ce matin, le départ de notre camp de base est plus tardif. La raison : le canyon prévu est court et le temps sera meilleur plus tard dans la journée. Notre choix s'est d'ailleurs avéré judicieux puisque le temps sera de la partie cette fois-ci et cela ravira toute l'équipe.
Le canyon choisi (Barranco en espagnol) Os Lucas est situé à une petite demi-heure de route, à l'est de la ville de Jaca dans laquelle nous avons prévu de nous arrêter au retour pour goûter aux patatas bravas.
A notre arrivée sur le parking du départ du canyon, nous nous rendons vite compte que nous ne serons pas les seuls à le descendre puisqu'une agence attendant ses clients est présente. L'endroit est idéal pour se changer et le départ de la petite randonnée d'approche bien balisée.

Après une demi-heure de marche, nous atteignons le haut de la rivière après avoir dépassé un mur « casse-crue ». L'eau est claire et la teinte de la roche, très calcaire, donne presque l'impression d'une piscine artificielle.
Une partie du groupe emprunte le chemin pour atteindre le départ situé dans une vasque juste après ce mur. L'autre partie suit la rivière et passe à quatre pattes dans un petit tunnel inondé creusé dans le mur. Ensuite, nous marchons une dizaine de minutes avant d'atteindre le premier obstacle. Nous enchainons quatre rappels équipés par Charlotte, Lindsey, Christophe et Philippe.
Au premier obstacle, nous avons la possibilité de faire un saut à différentes hauteurs grâce aux margelles naturelles créées à côté de la cascade. Christophe, Aurélien et Vincent se laissent tenter par un saut de 8m tandis que les autres descendent tranquillement en rappel. La vasque de réception est assez large et les concrétions rocheuses sont magnifiques. La dernière descente en rappel d'environ 30m nous permet d'approfondir nos techniques de corde dans un cadre magique.

Toute l'équipe a beaucoup apprécié ce « barranco » et aurait même bien continué encore plus.
Marche de retour au parking d'une dizaine de minutes, et direction Jaca pour les « patatas bravas »  tant attendues.

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Haute-Saone mars 2026

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Haute-Saone 2026Dès 8h nous sommes sur le pied de guerre pour une journée de spéléo. Après un gros petit déjeuner nous préparons les kits pour la sortie du jour : la grotte de Captiot. 
Arrivés aux environ de la grotte, Mathieu qui était parti avant nous en repérage nous retrouve sur le chemin, n’ayant rien trouvé. Nous avons, je pense, mis une bonne demi-heure avant de trouver le trou assez loin des voitures. Nous descendons dans la cavité où l’entrée est imposante et attendons un peu plus loin le temps que Mathieu fasse l’équipement. La grotte est une ancienne rivière creusée dans la roche calcaire. On a pu observer les différents creusements de la roche par l’eau dans et aussi remarqué que l’eau avait déposé des morceaux de bois par endroit. L’intérieur de la grotte n’étant pas très large, nous progressons soit dans des fractures soit dans des galeries avec des marques de dissolution en forme de petite cuillère. Puis nous avons évolué dans les galeries jusqu’à une vire aérienne où les parois étaient très glaiseuses. 
Temps passé sous terre de 6h-7h.

Le lendemain nous nous levons de nouveau vers 8h et préparons le pique-nique et les kits pour descendre dans la Malatière, cavité située à Bournois à 1h30 du gîte.

Arnaud et Mathieu équipent le puits d’entrée en double car un autre groupe se trouve déjà dans la cavité. Nous passons la vire qui était amusante à équiper puis nous avançons dans des chatières avant d’arriver dans une immense galerie surnommée "le Métro", et pour le coup elle porte bien son nom.
Après avoir progressé dans cette galerie pleine de concrétions magnifiques, nous parvenons dans une autre galerie surnommée "l’As de Pique". Arrivés à ce qui semble être la fin de la grotte, Mathieu nous propose de continuer notre visite car des spéléos ont réalisé une désobstruction qui permet de prolonger la cavité. Nous passons alors quelques chatières pour à chaque fois être émerveillé devant des salles ornées de concrétions. Nous avons même eu la chance de voir des perles de cavernes ce qui est rare en spéléo. 
Temps passé sous terre de 6h.

Une bonne journée qui restera dans nos souvenirs.

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Lot mars 2026

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Lot mars 2026L'Event de Mirandol par Colin
Mercredi, nous arrivons avec David et Tibo au beau et très grand gîte de Prudhomat : trois chambres, une grande cuisine d'été avec vue sur la vallée, une table de ping-pong, un trampoline et un chien nommé June.

Jeudi, Aurélien et Mathilde nous rejoignent pour visiter la rivière souterraine de Mirandol. Son entrée est juste à côté d'une voie de chemin de fer parcourue par un gros train touristique à vapeur qu'on a vu passer deux fois. David est descendu pour équiper la première partie. Mais comme je suis descendu le dernier, j'ai oublié de fermer la grille. Je suis donc remonté de trois ou quatre mètres pour la fermer.
A la descente, j’ai vu que le reste de la cavité était déjà équipé en fixe. Nous sommes donc descendus à -70 mètres puis nous avons mangé. Par la suite nous avançons dans un grand canyon souterrain ou alternent sections boueuses, aquatiques, zones concrétionnées ou en conduite forcée. Quand il a fallu ramper dans l'eau, Mathilde et Tibo sont remontés. David, Aurélien et moi avons continué de suivre la rivière et nous sommes arrivés à 15h 10 au siphon après un développement de 3,5 km. Nous sommes remontés rapidement car, alors qu'à l'aller nous prenions soin de rester sec, au retour nous courons dans les vasques.

Nous ressortons ravis, au soleil, pour un temps total passé sous terre de 6h30.
Le jeudi soir, la famille de Vincent est arrivée au Gîte.

Le Cuzoul de Sénaillac par Briac et Gabin
Nous nous sommes levés à 8 h, puis nous avons pris un petit déjeuner tous ensemble, composé de brioche et de pâte à tartiner, de jus de pomme et d’œufs brouillés, entre autres.
Dans la matinée, nous avons organisé une initiation pour Briac et Gabin, accompagnés d’Anne, qui a finalement accepté de descendre dans la cavité. David et Tibo encadraient cette visite suivis de Colin et Aurélien. À l’issue de cette matinée, nous avons tous participé à la préparation du déjeuner avant de ranger un peu le gîte.
Nous sommes partis à 13 h en direction du Cuzoul de Sénaillac, cavité située à Caniac-du-Causse. Arrivés au bord du puits vers 14 h. Après avoir récupéré le matériel, David et Aurélien ont équipé deux voies avec deux fractionnements, pendant que le reste du groupe déjeunait en observant l’installation.
Une fois prêts, nous nous sommes tous équipés : Maxence, Mathilde et Colin sont descendus en premiers, suivis des initiés, dont Briac, Gabin et Anne. Tibo est descendu en dernier. Nous sommes restés sous terre environ 4 h, déséquipement compris.

La cavité s’est révélée immense, avec une impressionnante accumulation de débris rocheux juste en dessous du puits. Les bosses présentes sur les parois évoquaient des coulées de lave séchées mais ce n’était que du concrétionnement.
Pour accéder à une première salle, nous avons dû ramper. Nous y avons découvert une grande flaque d’eau, tandis que la roche au plafond présentait une teinte rouge. Après être sortis de ce passage étroit, nous avons poursuivi vers une autre salle où se trouvaient des gours. Tibo nous a alors expliqué la formation des gours, ainsi que celle des stalactites et des stalagmites.
Nous avons continué notre progression jusqu’à atteindre une chatière. David a ensuite équipé un puits de huit mètres que nous avons dû descendre puis remonter. Nous étions cinq à participer à cette manœuvre : David, Aurélien, Maxence, Briac et Gabin.
Enfin, nous sommes revenus au jour…

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Un nouvel an extraordinaire

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Concrétion translucideLe camp d’exploration de fin d’année 2025 dans les Arbailles aura réuni quatre personnes seulement. Un petit groupe, mais une grosse semaine.

Olivier prend ses quartiers dans le cayolar le 21 décembre. Le temps est froid, gris, la neige a été remplacée par la pluie. Ce n’est pas folichon pour un ermitage en solitaire. Un premier objectif est d’ouvrir un raccourci dans le SO 104 pour shunter une boucle du méandre, c’est-à-dire l’escalade en tête de diaclase, le P6 et la vire. Le chantier se révèle plus coriace que prévu et il faut donc redescendre le lendemain. Mais du matériel oublié au cayolar écourte cette deuxième sortie. Certains jours, il vaudrait mieux rester au chaud !

Noël se passe.

Thomas accompagné de Laura arrive le 27. Lui qui avait la main dans le plâtre l’été dernier est impatient de poursuivre l’exploration au fond du gouffre du Bois de Cerf. Tous deux s’acharnent donc le lendemain sur l’élargissement du méandre terminal à -300, porté comme le souligne Thomas au gabarit nantais (pour les plus épais). Ils débouchent sur un élargissement en partie haute du méandre : une petite salle où les blocs forment bientôt un improbable pont rocheux. Retour tardif au cayolar. Pascal et Olivier arrivés dans l’après-midi ne les ont pas attendu et sont déjà emmitouflés dans leurs sacs de couchage.

Lundi 29, Pascal et Thomas repartent dans le Bois de Cerf. Pascal rééquipe la partie inférieure du puits Imagine avant de rejoindre Thomas dans le Méandre pour poursuivre l’élargissement. De son côté, Olivier s’acharne sur le shunt du SO 104, mais une mauvaise estimation de la charge des accus ne permet pas de finaliser le nouvel itinéraire. Il restera à planter un goujon et à dégager une banquette basse qui gêne la descente.

Mardi, tout le monde descend dans le Bois de Cerf. Olivier reprend le chantier du shunt de la galerie du Toboggan, laissé en plan en novembre. La roche, très hétérogène, complique sérieusement l’élargissement et le shunt n’est toujours pas en place en fin de journée. Pendant ce temps, Laura et Pascal lèvent la topographie depuis le fond du P7 jusqu’à la salle des Blocs Suspendus, environ 65 m de topo zigzagante. Thomas, au fond, poursuit le calibrage à la nantaise : trois forêts y laisseront leur peau. Il force le passage d’un méandre très étroit sur une quinzaine de mètres, digne du sélectif « Popoc » de la Taupe à ses débuts, et identifie un P15 dont l’accès reste étroit.

Mercredi 31, au cayolar, Pascal, blessé en profite pour finaliser la topo levée la veille et Olivier repose ses vieux os. Infatigables, Laura et Thomas repartent au fond du Bois de Cerf et élargissent les étroitures les plus pénalisantes avant le P15. Ils rentrent assez tôt, avec des nouvelles enthousiasmantes : le P15 est descendu. Suit une petite verticale, sa base est large, puis une ouverture inespérée apparaît quelques mètres plus haut. Elle débouche sur une salle d’environ 20 × 20 m, suivie d’une galerie fossile. Ils s’arrêtent là, volontairement, pour que l’on puisse profiter tous ensemble de la première. « On est enfin tombé sur du gros ! »
Au cayolar les hypothèses fusent : fera-t-on demain la jonction avec la galerie du Surf du Bidon ? Allons-nous découvrir un étage fossile ? Allons-nous jonctionner avec le haut du P50 du Bidon ?
Réveillon jusqu’à 23h, trop crevés : purée, dodo, et rêves de première.

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Lot septembre 2025

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Vitarelles et Goudou…  de la rivière aux galeries fossiles.Rivière des Vitarelles

La rivière des Vitarelles est un des très beaux spots du Lot souterrain. Il faut néanmoins obtenir les autorisations fédérales pour pouvoir la visiter. Celle-ci fait beaucoup parler d’elle en novembre 1999 dans le cadre d’un secours spéléo très médiatisé. Pour rappel, une crue centenaire avait bloqué sept spéléos partis en exploration depuis deux jours. A cette date, le niveau de l’eau interdit tout accès à la cavité et plusieurs forages sont réalisés en surface à la verticale de puits remontants pour tenter de les sauver. L’un d’eux finit par déboucher au bout de 28 m sur une galerie fossile qui permet par la suite d’accéder au plafond de la salle de la « Clé de Voûte » qui surplombe la rivière. Les spéléos ressortent en bonne santé, après sept jours d’attente, les pieds dans l’eau.

Pas de crue en vue, cette fois-ci, le régime est presque à l’étiage mais le CDS46* nous a alerté d’un fort taux de gaz carbonique constaté cet été. Nous saurons plus tard que cet accroissement est lié au fait que le propriétaire du terrain de l’entrée naturelle, a changé la porte du tunnel d’accès avec un panneau plein gênant la ventilation du réseau (ce panneau doit-être modifié). Après avoir récupéré les clés, nous ouvrons la lourde trappe du « puits de Bret », seul accès autorisé pour les spéléos et maintenant propriété du CDS46. Ce forage du secours, à l’origine très étroit, a depuis été confortablement élargi. Le réseau fossile qui suit est très glaiseux.

L’équipement est rapide. On suit les câbles électriques reliés en surface à des panneaux photovoltaïques jusqu’à la rivière,  ils nous servent de fils d’Ariane. Descente ensuite par le vaste puits de la « Clé de Voûte » pour finir sur une corde en place sur un plan incliné, toujours très gras. Enfin, nous prenons pied dans la rivière et choisissons de partir vers l’aval. Le paysage change alors radicalement, nous déambulons dans un grand canyon assez haut. La rivière y coule paisiblement en pente douce tantôt entre un défilé de roche très découpée, tantôt dans de plus larges galeries bordées de sable. L’ensemble est par endroit magnifiquement concrétionné.

Cette course est un réel plaisir. Nous avons opté pour une progression sans néoprène mais chemin faisant, les bassins de plus en plus profonds nécessitent une marche dans l’eau jusqu’au nombril.  Des vires en place, équipées en 6mm, assez hautes pour éviter de se mouiller sont possiblement utilisables mais les cordelettes sont parfois si abimées que nous hésitons à les emprunter. Nous ferons demi-tour au bout d’un kilomètre arrêtés par une vasque plus profonde que les autres. TPST* : 6H.

Retour au mobile-home avec un autre bain cette fois-ci dans la piscine du camping par une fin de journée très ensoleillée.

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Spéléo dans la Vienne juillet 2025

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Passage très délicatSur une proposition de Fabrice, nous profitons d'une météo favorable pour aller visiter la grotte de Font Chrétien dans la Vienne. Une sortie "à priori" facile, sans puits, mais offrant un beau développement et un plafond de fistuleuses qui fait sa réputation. Colin, Arnaud, Audrey et David sont aussi de la partie : on prend le matos et c'est parti !

L’exurgence se trouve après une éreintante marche d'approche de dix mètres, et l'on comprend assez vite que cela sera très aquatique, comme annoncé ! Il faut attendre trente minutes dans l'eau à 14°C que la vasque d'accès se vide avant de pouvoir continuer la progression : on en vient à bénir les combinaisons néoprènes qui nous semblaient si inconfortables une heure avant.
L'autre caractéristique de cette première partie de la cavité que l'on découvre assez vite : le plafond est bas et fragile ! Il convient de faire preuve de grande prudence pour ne pas casser les magnifiques concrétions qui se trouvent au-dessus de nos têtes. Après plusieurs essais pour trouver le mode de progression aquatique le plus aisé compte tenu de ces contraintes, l'option "hippopotame" qui se laisse flotter en surface et qui donne coup de coude dans le fond de temps en temps offre le meilleur compromis : tant pis pour la grâce et le panache, mais il s'agit aussi de s'économiser quand c'est possible. Malgré l'absence de verticalité, cela reste une sortie physiquement engagée.
Après quatre heures de visite alternant entre les plafonds concrétionnés, le canyon souterrain, les chaos rocheux et les phases de baignades, nous retrouvons la douce chaleur de la surface, fatigués mais ravis.

Cerise sur le gâteau, un bar avec vue sur la Vienne se trouve juste en face de l’entrée de la cavité : la tradition du pot de sortie pourra être respectée.

Sortie de la cavité

 

WE Spéléo Lot avril 2025

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Grotte du CirqueNotre séjour débute par notre installation dans un gîte situé à Gramat dans le Lot. Un peu temps disponible nous permet visiter la ville, très riches en vieilles pierres... et en coiffeurs (ils doivent se couper très souvent les cheveux ici !) Les halles et les ruelles sont très sympas, mais cela reste surprenant de devoir les partager avec les voitures alors que nous sommes piétons.

Notre gîte est proche d'un fabricant de bunker et de panic-room, voilà qui n'est pas courant ! Mais qu'y a-t-il à craindre dans la région ?

Vincent et Maxence nous avaient prévu un menu au top pour le séjour : nous avons donc commencé par préparer un tiramisu puis joué à des jeux de sociétés (The Crew pour les connaisseurs) en attendant Tibo et Margaux qui nous ont rejoints dans la soirée.

Le vendredi nous partons à l'igue de Saint-Martin. Colin commence parfaitement en remarquant qu'il est parti avec deux gants gauches !
Nous enchaînons malgré tout les puits en plan incliné qui caractérisent cette cavité aux très beaux volumes et notamment la fameuse "méduse" : une très grosse concrétion en tête de puits qu'il convient d'éviter pour ne pas l'abîmer (ou se faire piquer, c'est selon).
Beaucoup de nouveautés sur cette sortie : le premier -100 de Maxence et de Vincent qui a appris à déséquiper sur les 85 m de corde du puits d'entrée (c'est bien fatiguant paraît-il !).

A la sortie du trou, Colin qui croit avoir perdu sa cagoule part se promener en caleçon dans les bois pour la retrouver... alors qu'elle était à la voiture depuis le début.Le soir même, tout le monde se rassemble pour jouer au tarot.

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Exploration Arbailles février 2025

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Semaine de pause dans monde à la dérive où les règles élémentaires de respect des peuples semblent se dissoudre. Nous revoici, isolés du tumulte nauséaubond, au cayolar Lucugne.

Equipement au Bois de CerfRecherche d’une suite
Arrivés en pole position avec Olivier, notre première descente se déroule dans le SO104. Il n’a pour l’instant comme nom qu’un numéro sans prétention.
La précédente séance automnale dans ce gouffre avait permis d’élargir la dernière longue et pénible étroiture du méandre fossile à -80 m. Facilitant la progression jusqu’au fond. Soit-disant.

Olivier, parti devant, disparait de ma vue après le dernier « aménagement » : le passage de l’escalier, shunt de l’étroiture. Je progresse dans la partie inférieure d’un méandre fossile. A quatre pattes, en rampant puis debout. Au sol, un ancien remplissage, sec, sableux et presque accueillant. Pour un spéléo. Je finis pourtant par me coincer avec mon kit au bout de cette galerie devenue assez haute mais peu large. Je peste. J’ai dû rater un passage quelque part.
J’entends Olivier cinq ou six mètres en dessous de moi. Bizarre.

Moi : « Olivier ! C’est où le passage ? »
Olivier : « Suis le fil électrique ! »
Moi : « ? »
Demi-tour.

Je trouve un fil qui disparait dans un long laminoir en pente de 40 cm de hauteur. Peu inspirant ce goulet. Je croyais que toutes les étroitures avaient disparues…
Pas le choix. Pieds devant, dos au sol, kit entre les jambes. Malgré mes inquiétudes ça passe, en frottant mais ça passe. Heureusement le sol est sablonneux, la descente s’en trouve facilitée.
J’arrive en bas du laminoir. Sa partie inférieure est en fait un plancher stalagmitique peu épais formant une voûte. En dessous l’actif a creusé un passage d’une cinquantaine de centimètres de hauteur. Je retrouve Olivier quelques mètres plus loin dans une petite salle basse.

Les précédents explorateurs avaient laissé un commentaire sur la partie terminale de la cavité : « Terminus sur méandre obstrué par une coulée de calcite. Continuation évidente derrière ».
Enigmatique commentaire sans précisions supplémentaires.

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Charente janvier 2025

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Comme l'an passé, le SCSH organise un week-end mixte spéléo / BD à l'occasion du festival d'Angoulême. Au programme : l’exploration d’une cavité le samedi et une déambulation bédé-esque le dimanche.

Colin, David, Tibo, Pascal, Fabrice partent le vendredi pour le fameux "refuge spéléo" d'Agris, qui offre douze couchages certes spartiates mais bien adaptés à l'activité spéléo. Maxence et Vincent nous rejoignent le lendemain matin pour la traversée Duffait - Trou Qui Fume.

Les conditions météos sont parfaites avec un beau soleil nous réchauffant malgré la saison hivernale. Au moment de descendre, Colin se rend compte qu'il a pris deux bottes gauches dont une à sa petite sœur... Ça commence bien ! Fabrice lui a donc prêté ces chaussures.

La boue charentaiseC'est donc parti pour cinq heures d'exploration avec peu de verticalité, seulement deux puits de quinze mètres fractionnés un à l'entrée, l’autre à la sortie. Heureusement que nous sommes guidés, car malgré un très beau marquage, il y a encore largement de quoi se perdre ! La progression se fait beaucoup en ramping ou à quatre pattes, mais sans étroiture sévère. Notre guide nous indique aussi les plus beaux passages à observer.

Après la traversée, sortis bien gras, une bataille de glaise se déclenche dans la bonne humeur. Cela nous vaut de chercher pendant dix minutes le gant de Maxence, perdu dans les feuilles mortes durant les combats.

Le dimanche direction le festival international de la BD d'Angoulême. Le matin, avec une fréquentation plutôt faible, nous pouvons visiter à peu près tout ce qui nous plait mais l'après-midi c’est l’affluence ! Mais nous avons pu voir des choses super sympa comme Vinland Saga ou Cthulhu, pour ceux qui ont eu la patience de faire la queue.

Retour vers le Nord dans l'après-midi après un chouette week-end.

Cette sortie hybride va-t-elle devenir une tradition au SCSH ? On aimerait bien !

 


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