Spéléo Club de Saint Herblain

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Accueil Massif des Arbailles
Nos explorations sur le massif des Arbailles

Sortie hivernale février 2015

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Départ pour le GA56Il y a des journées particulières, cette fois c’est le séjour qui restera gravé dans notre mémoire.

Ce mercredi 11 février à minuit, en arrivant à Ste-Engrâce, Pascal nous apprend la disparition tragique d’un ami spéléo commun. Un « ami de 30 ans » en spéléo, ce n’est pas comme en politique, c’est comme un frère de terre ! La pudeur nous incite à ne pas citer son nom dans cet article, mais ceux qui le connaissent auront reconnu cet infatigable explorateur du massif des Arbailles avec lequel nous avons remonté la corde de la vie depuis les années 80.

La météo peu favorable aux expéditions longues et profondes nous conduit à revoir nos objectifs à la baisse. Nous avions projeté de poursuivre l’exploration du nouveau puits découvert dans La Taupe, mais la neige et les circonstances nous poussent vers une cavité moins engagée, le GA56.
Nous laissons la voiture au Col de Lecharria. Après  deux heures et demie de marche d’approche en raquettes, dans un décor extraordinaire et une halte dans la bergerie du Cayolar Héguillore pour un pique-nique, nous arrivons à l’entrée du GA56.

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Premières automnales

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Puits dans la CantinièreLa Taupe
Rappelez-vous, mi-septembre, nous avons atteint une lucarne dans le Puits des Coquillages (122m) et terminé l’équipement d’une main-courante d’une dizaine de mètres après une descente de 40 à 50m depuis la tête de puits. Ressortis avec la conviction qu’une suite existe, Thibault et moi avions hâte de poursuivre l’exploration !

Le dimanche 19 octobre 2014, nous descendons à cinq dont trois prim’taupistes (Matthieu, Fabrice et David). La visite jusqu’au Pop’Oc constitue déjà une belle sortie, mais c’est à contre cœur que Fabrice remonte avec David après le casse-croûte pour lui permettre de sortir de bonne heure et de rentrer sur Cambo Les Bains. Thibault, Matthieu et moi poursuivons l’exploration pour découvrir  la suite après  la « porte des Coquillages ». Le rééquipement de la descente et de la vire est facilité car la dernière fois nous n’avions pas remonté la corde mais l’avions simplement tendue pour qu’elle soit hors crue. Thibault franchit la porte, plante deux spits derrière puis deux autres en paroi opposée et descend un P4 qui conduit à un méandre glaiseux. J’équipe avec difficulté le P10 qui suit car la paroi est pourrie et foule le fond du méandre qui change à nouveau de direction.

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Un été indien dans les Arbailles

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TH4 en bas du puits d'entréeAprès un été pluvieux, ce qui est un doux euphémisme, la douceur automnale du début septembre constituait une provocation à laquelle nous devions répondre. Le patchwork des  nombreuses journées d’activités estivales (classiques spéléo, canyons et petites explos) nous avait laissés sur notre faim. Profitant de mon séjour à Ste-Engrâce prévu, Pierre, Arthur et Thibault me rejoignent le 11 Septembre. Deux objectifs principaux : l’exploration des gouffres TH451 et TH4 trouvés cet été par Pierre et Thibault, et dans La Taupe, la poursuite de l’équipement d’une vire permettant l’accès à une lucarne dans le puits des Coquillages.

Dès le lendemain de mon arrivée, je ne peux m’empêcher d’aller équiper « en après première » les deux puits du TH451 avant que mes camarades n’arrivent…

Seul, je dispose de tout mon temps pour repérer le meilleur parcours pour se rendre à la zone TH. Du cayolar, le GPS situe le TH 451 à 1.16 km. Du cayolar Olhatzezarre, prendre le chemin qui mène à la doline de la Charlotte, et monter tout en haut du « pré qui tue ».

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Camp d'été 2014

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CanyonLe camp d’été sur le massif des Arbailles a connu un franc succès cette année et a duré exceptionnellement trois semaines.
Les acharnés des glissades ont descendus cinq canyons du Pays Basque : Oilloki, Arzubia, Phista, Zitziratzé et Bidouze. En spéléo, visites et explorations se sont succédées : promenade dans l’aven de Lucucillo, une sortie avortée au Trou Souffleur de Larandaburu pour cause de risque d’éboulement, au gouffre des Lumières : topographie et fin d’exploration, au GA472 : poursuite de la désobstruction à – 10m, au gouffre des Gégènes : désobstruction à –220m, au GA56 : désobstruction à –130m et enfin visite de la Taupe jusqu’à –250m.

C’est pour se délasser de toutes ces sorties éprouvantes que Pierre, Thibault et Arthur partent prospecter en forêt. Ils semblent exceller dans ce domaine puisque qu’ils trouvent et retrouvent plusieurs gouffres dont les TH4 et TH5. Découverts et explorés dans les années quatre-vingt mais mal positionnés sur les cartes, on n’avait jamais vu les entrées. A une trentaine de mètres, un autre trou, non répertorié, aspirant et très étroit retient l’attention des deux fouineurs.
Il n’en faut pas plus pour piquer notre curiosité et décider d’une introduction souterraine dans les formes…

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Exploration mars 2014

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Dans le NA352Débarqué au cayolar après une petite semaine passée à Ste-Engrâce, je profite de cette journée de printemps pour effectuer une longue prospection de six heures sur le massif en direction des roches d’Exaltia. Les étapes de ce circuit « trouristique » passent par le GA1, le GA306, le GA451 (La Taupe) : rêveries d’un promeneur solitaire qui espère trouver de nouvelles entrées et transporte corde et matériel dans son sac à dos, mais rien de neuf sous le soleil.

Mes collègues arrivent le lendemain en début d’après-midi, chargés des provisions pour plusieurs jours. En réalité la cabane regorge de victuailles, si bien qu’on pourrait tenir facilement dix jours à plusieurs sans redouter la disette. Pendant le repas, on se concerte et on décide de commencer la semaine par l’équipement des trous pointés l’automne dernier, et de poursuivre la prospection sur la partie Est de la zone NA où peu de cavités ont été trouvées au regard de sa superficie. Du moins c’est ce qu’on pense.

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Spéléo massif des Arbailles octobre 2013

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Salle IH10L’arrivée d’une tonne de boulets de charbon dans le camion d’Alain nous met immédiatement dans l’ambiance - nous sommes bien au cayolar où la bonne humeur côtoie l’inattendu, l’extraordinaire et le n’importe-quoi : c’est aussi pour ça que nous venons.
Betty, perchée sur la benne, dirige les opérations de haut, remplit et distribue les seaux à la partie masculine du groupe. Pendant que certains ironisent sur l’aspect polluant du charbon dans une zone Natura2000, les forts en bras descendent le nouveau poêle - à charbon - lui aussi récupéré. Il ira remplacer l’ancien jugé obsolète.
Je l’aimais bien pourtant. Avec son côté désuet, il collait avec le style hétéroclite de la déco du cayolar. Le nouvel arrivé ressemble plutôt à un lave-linge. Au moins il est blanc, ça fera plus propre.
Contrairement à cet été où nous étions venus en force, nous ne sommes que trois Nantais noyés dans un groupe d’une dizaine de spéléos venus pour la plupart de Limoges.

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Camp d'été 2013

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CanyonLa chaleur de l’été nous fait rechercher la fraîcheur des cascades en ce début Juillet : Jorge, Sandrine, Ruiz et moi-même descendons sur Ste-Engrâce pour visiter les trois canyons : Ourdaybi, Errekaltia et Harzubia.

Après un jour de bricolage, Christian me rejoint pour aller découvrir le gouffre du Béhia sur le massif d’Urkulu dont Gilen nous a vanté les beautés. Il ne nous a pas menti, après 400 m de puits majestueux, nous découvrons un réseau très varié (concrétionnement, gours et rivière), mais aussi très paumatoire…jusqu’à moins 550m. De retour à la base des puits vers 18h pour un bivouac qui nous semble inutile, nous décidons de remonter dans la foulée pour tester notre condition physique.

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Avril - mai 2013 : une cascade de sorties spéléo et canyon

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Désobstruction au GA56Depuis la fin avril, les sorties se sont succédées à un rythme soutenu au sein du club.

Blaise a commencé la série en participant  à un stage de formation-perfectionnement d’une semaine dans les Causses où il a pu visiter six cavités : Aven Noir, de Goussoune, de Dargilan, des Patates et du Valat Nègre.
Puis, début Mai, les opérations sont menées sur deux théâtres différents : les Grands Causses à l’occasion du cinquantenaire de la FFS et du rassemblement annuel et les Pyrénées Atlantiques.

De l’Ascension à la Pentecôte nous sommes onze, venus visiter les cavités classiques équipées à l’occasion du Congrès, écouter les conférences ou voir les films présentés. Michel et Marco auront même le privilège de parcourir la tyrolienne de 2100m à près de 120 km/h. Des fous quoi !

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Désobstruction au GA56 mars 2013

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Entrée d'un gouffre sur les crêtes en dessous  d'AhuskyL’incertitude sur l’accès au cayolar est levée dès le mardi après-midi par la famille Tom-Tom qui déneige l’accès aux abreuvoirs pendant une heure trente !  Ca n’empêche pas de faire des aller-retours sur 300 m pour porter le matériel jusqu’à notre tanière.

La tendance météo de la semaine est au radoucissement, ce qui est de bonne augure pour la poursuite de la désobstruction, à -120m, d’un méandre du GA56.  Pendant trois jours, cinq forçats se relaient pour casser et rouler des cailloux en fond de galerie. Le courant d’air aspirant facilite l’enchaînement des séances. Dans les moments de repos nous écoutons avec curiosité, un étonnant bruit qui scande la seconde et qui se répète toutes les deux ou trois minutes, comme une clepsydre déréglée qui semble parfois s’emballer. Jean-Louis propose de nommer le puits qui suit – sans savoir s’il existe – le puits de l’horloge.

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Septembre 2012, -780m au gouffre de La Taupe

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Cette sortie a engagé douze spéléos de plusieurs clubs en trois équipes : SC Burnia de Galdames, SC Haute-Vienne, SC Saint-Herblain. Trois pointes au fond, quatre escalades,  trois cent cinquante mètres de première, trois cent mètres de topo et une crue.

Equipe 1 : Lotina, Shaila, Laurent

Siphon de l'EnfinfondVendredi 7, nous entrons à 21h dans la Taupe. La cavité est particulièrement sèche, même le puits des coquillages n´est pas arrosé... Nous arrivons vers 3h au bivouac après avoir dû planter quelques spits et faire quelques changements dans une partie de l´équipement rouillé ou bouffé par la "lèpre". Coucher à presque 6h, le bivouac est parcouru par un courant d´air du tonnerre.

Samedi 8, lever vers 12h. Déjeuner et préparation pour aller équiper le fond jusqu'au siphon. Shaila, peu habituée aux "grandes courses" reste au bivouac pour se réserver pour la remontée. Nous descendons jusqu'au siphon en équipant le canyon de l´hirondelle dont il faut changer la plupart des cordes (les cent dix mètres de cordes que nous avons descendu y passent). Cinquante mètres avant le siphon, nous allons voir un affluent à main gauche. Il s´agit d´un méandre recouvert de boue de bas en haut (1m à 3m de haut, 1m de large en moyenne). Le courant d´air est très nettement aspirant, nous nous arrêtons après une grosse centaine de mètres sur une escalade de 8m que nous ne montons pas faute de corde pour redescendre les parois glaiseuses. Retour au bivouac en remontant quelques cordes du canyon et en faisant un peu de vidéo. Retour à 22h au bivouac comme prévu pour que Shaila ne s´inquiète pas trop.

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Camp d'été 2012, massif des Arbailles

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Au bivouac du GA306L’exploration spéléologique est souvent âpre et demande une constance et une motivation permanente surtout quand les découvertes rêvées ne sont pas au rendez-vous.

La première semaine a vu la suite des recherches dans un des gouffres que nous explorons : le GA306. Cherchant toujours une connexion avec le gouffre de la Taupe tout proche, trois équipes motivées ont exploré plusieurs pistes : équipement d’une vire en haut de la salle des Toulouzinzins, poursuite de l’escalade du puits de la Vitelloise, recherche dans l’éboulis au fond de la grande salle Frachon, exploration en néoprène de la deuxième voute mouillante à -460, équipement dans un actif d’un petit réseau en bas du puits de 90m.
Aucun de ces efforts n’a été récompensé. Il y a surement un passage mais où ? Cherchons-nous au bon endroit ? Nos topos sont-elles suffisamment fiables ?
De la même façon, dans le gouffre des Gégènes l’équipement d’un méandre au dessus de la salle de Lune n’a rien donné. Le mauvais temps s’étant mis de la partie, le moral des troupes a suivi la baisse des températures et de la pression atmosphérique.

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