Vingt et une heures, nous arrivons au Cayolar, la lune fait briller la neige tombée en abondance la semaine précédente. Jean-Louis, notre bernard l’ermite nous attend dans la pénombre : le groupe électrogène est, une fois de plus, tombé en panne. Le repas est préparé depuis longtemps et nous n’avons plus qu’à mettre les pieds sous la table. La salade pour le pique nique du lendemain est déjà au frais. Nous installons le groupe de secours, il tousse, éructe et fini par démarrer avec un bruit de tracteur ayant déjà trop vécu. Au bout d’une heure et demie d’éclairage au néon blafard, il cale irrémédiablement. Ces pannes électriques devenues habituelles ne nous empêchent pas de rêver aux découvertes futures.



Massif des Arbailles



